Propos et Commentaires du Climenole

2007/11/11

Au niveau du pif et pas plus haut

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Richard Therrien: Duel Dieudonné-Martineau: ça vole bas!

Louise Cousineau: Richard Martineau fait un fou de lui

Patrick Lagacé: À la défense de Martineau

M. Lagacé, défend son ami et collègue Richard Martineau et cela l’honore car l’amitié est une chose rare qui mérite d’être cultivée et préservée même lorsque des circonstances la rendent plus difficile.

Comme toute personne, Richard Martineau a des limites et personne ne peut être critiqué pour cela. C’est humain. Mais reconnaître ces limites doit parfois être fait et c’est le cas suite au comportement au-dessous de tout de M. Martineau avec l’antisémite Dieudonné.

M. Martineau qui passe pour un intellectuel a été incapable de formuler la moindre objection valable ni d’argumenter contre les propos habilement pervers de l’antisémite qui était devant lui. Que des sornettes qui feraient passer un secondaire 5 pour un attardé mental, rien de moins.

M. Martineau ne possède pas cet ensemble de connaissances qui ne servent à rien sauf à éviter de se faire passer n’importe quoi par des racistes au langage châtié et au vocabulaire élaboré comme celui qu’il avait en face de lui.

En d’autres mots: Richard Martineau a une “culture” superficielle faite d’à-peu-près et une éthique intellectuelle à un niveau aussi niais que le “Monsieur et Madame Tout le monde”, expression qui revient souvent chez ce populiste médiatique aussi “clip et toc” que Mario Dumont l’est en politique.

M. Martineau a autant de flair que son jumeau politique pour saisir ce qui, dans l’air du temps, sera assez “punché” pour faire réagir le bon peuple au bon moment.

Un exemple des capacités olfactives extraordinaires de Richard Martineau est que, bien avant les petits “mononcs” xénophobes d’Hérouxville, il a été un des premiers à faire de l’immigrant bashing dans ses chroniques du Voir. Qui ne me croit pas n’a qu’à consulter les archives de cette feuille. Du flair pour sentir de loin les nouvelles variétés de nos odeurs de sainteté nationale, le Richard en a autant que le Mario. Au niveau du pif et pas plus haut.

Dany Laferrière avait dit « Richard Martineau vit intellectuellement au-dessus de ses moyens, un jour, il va faire faillite. »

C’est fait depuis longtemps mais personne ne s’est aperçu que la dite faillite est la nôtre beaucoup plus que la sienne car, que Richard Martineau passe pour un intellectuel et soit de toutes les tribunes, indique le niveau très bas où nous végétons.

La remarque que faisait récemment le Professeur Réjean Breton de l’Université Laval à Jeff Fillion concernant les affaires publiques au Québec s’applique à Martineau, lui va comme un gant et est le résumé de sa carrière:

le niveau de précoccupation est terrifiant d’insignifiance

Radio Réveil: Réjean Breton à RadioPirate
Humoriste de droite?

Extrait audio (mp3)

2007/11/10

Un modèle réactionnaire?

Classé dans : commentaires — Tags :, , , , , , , — Claude LaFrenière @ 12:12

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Lysianne Gagnon, Cyberpresse: LE modèle canadien

L’auteur conclu avec ce qui sera mon point de départ:

« Cessons de nier la réalité: le Québec - en tout cas la région montréalaise - est bel et bien une société multiculturelle, à l’image de toutes les sociétés occidentales qui, en franchissant le cap de la modernité, ont dépassé le stade de l’homogénéité.»

Mais le véritable problème du débat identitaire n’est-il pas résumé dans cette conclusion?

La fameuse “identité” à défendre n’est-elle pas cette homogénéité (réelle, imaginée, idéalisée)?

Je parlerais ici d’une société pluraliste plutôt que multiculturelle ou multi-ethnique car la diversité ne recoupe pas nécessairement ni même principalement celle des “ethnies”. N’existe-t-il pas dans une société moderne des styles de vie “intra-ethniques” ?

La société québécoise a-t-elle franchie le cap de la modernité? J’en doute un peu si je me fie à ce que l’on rapporte de la Commission du psychodrame identitaire.

Je suis d’avis que la modernité a fait son entrée avec la révolution tranquille et qu’elle n’a jamais été acceptée autrement que du bout des lèvres et superficiellement. Doit-on s’étonner de la vigueur jusqu’ici inaperçue de fossiles du temps de la grande noirceur?

Le refus de l’identité canadienne des Québécois, la remise en question récurrente de notre régime politique, les quatre décennies de polémiques stériles sur le machin “souveraineté” sont des signes probants que cette modernité n’est ni acceptée ni assumée par la majorité des citoyens du Québec.

Le refus du Canada, un pays réel (donc imparfait) et le radotage revendicateur d’un “pays” irréel comme panacée à nos problèmes est l’indice le plus significatif du refus de la modernité et de son pluralisme…

Grattez le “pays” revendiqué et vous trouverez une RÉSERVE de “Vrais Québécois” dont la définition (et la finitude tribale) varie en fonction de la conjoncture et des intérêts de cet immuable “mouvement” souverainiste: la forme qu’a prise ici ce refus réactionnaire du pluralisme moderne. Tel est la réalité du Modèle québécois: un exemple réactionnaire.

2007/11/7

Quand le coeur n’y est pas

Classé dans : commentaires — Tags :, , — Claude LaFrenière @ 11:06

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Patrick Lagacé, Cyberpresse: La cancéreuse délictueuse

Patrick Lagacé, Cyberpresse: Go, Léo-Paul, go…

C’est un fait divers comme on dit… le genre de scandale tellement quotidien qu’il sera oublié dès demain parce que, n’est-ce pas, il y a des grands enjeux sociaux tellement plus importants. N’y a-t-il pas en ce moment même une Commission qui s’occupe de chose aussi graves que la sorte de chapeau acceptables ou pas (un casse à palette c’est OK mais pas un voile ou un turban… un graaaaand débat de société!)

Pourtant n’est-ce pas un exemple de la mesquinerie et de la méchanceté mise en loi et en règlements (une brique de règlements épaisse comme ça). Des cas comme celui dont vous avez parlé dans votre chronique et qui se répète ici et là, chaque jours. Des cas de gens rendus plus vulnérables et sur lesquels on s’essuie les pieds - impersonnellement - comme sur un vieux tapis n’est-il pas un indicateur de qui nous sommes?

Quand les détails d’un cas sont présentés comme vous l’avez fait, l’opinion générale est de sympathiser avec cette personne. Mais ces mêmes “sympathisants” auront, je suis prêt à le parier, une attitude différente sur on pose le problème “en général”, en faisant abstraction de tel ou tel individu et la majorité seront pour la répression, pour la dureté, pour la mesquinerie… Dura lex, sed lex et c’est la volonté du peuple alors…

La mesquinerie administrative dans CE cas n’est-elle pas conforme aux souhaits des gérants d’estrade de la répression? Vous me croyez pas? Relisez par exemple certains commentaires à propos des deux flos pi de leur maudite course de chars par exemple… Pas de pitié m’sieur le juge, pas de pitié!

Et les examens de français proposés par Madame la Marquise aux immigrants? Y en a-t-il un pour penser à ce que ça implique dans la vie quotidienne de John, Amhed ou Ivan? Que selon le règlement… je vous laisse imaginer.

Pi les commentaires sur les plus mal pris qui n’ont qu’à se prendre en main ou avoir un coup de pied au cul? Le coup de pied au cul est d’ailleurs la solution simplette la plus populaire. Ça et “mettre ses culottes”.

“Il n’y a qu’à…” : siiiiimple.

Voilà un exemple du côté pas très joli de la “social-démocratie” qui délègue à l’État et à la stupidité administrative des tâches qui demandent du coeur.

À ce propos relire
Pierre Foglia, Cyberpresse: à votre santé

Extraits:

« Ce matin, à Homier-Roy, la présidente du Conseil du Trésor, Mme Monique Jérôme-Forget, elle aussi parlait de santé avec sa miséricorde habituelle, comme elle aurait parlé d’une autoroute à prolonger.»

« Êtes-vous tannés de les entendre s’engueuler sur la santé? J’ai rencontré quelqu’un qui n’en peut plus. »

« Il y a de la malhonnêteté à faire croire à la population qu’il y a une façon
libérale ou péquiste ou adéquiste de traiter un cancer du sein.
Il n’y en a qu’une : avec diligence, efficacité et humanité. »

Rien ne remplace la bienveillance des proches. Quand il y en a.

Comme le ptits vieux dans les CHSLD, comme les ptits jeunes dans les rues (SDF comme on dit à Paris), comme les plus seuls de tous les seuls, ceux qui en finissent avec tout ça avec l’ “exil transcendental”: bang ! (plus nombreux que les décès sur les routes en passant).

Pour cette journée grise, à ceux qui sont tout seuls comme des chiens abandonnés sans rien d’autre que cet État, ses règlements et son administration impersonnelle, une (trop) brève pensée…

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