Propos et Commentaires du Climenole

2007/11/7

Quand le coeur n’y est pas

Classé dans : commentaires — Tags :, , — Claude LaFrenière @ 11:06

brokenheart.jpg

Patrick Lagacé, Cyberpresse: La cancéreuse délictueuse

Patrick Lagacé, Cyberpresse: Go, Léo-Paul, go…

C’est un fait divers comme on dit… le genre de scandale tellement quotidien qu’il sera oublié dès demain parce que, n’est-ce pas, il y a des grands enjeux sociaux tellement plus importants. N’y a-t-il pas en ce moment même une Commission qui s’occupe de chose aussi graves que la sorte de chapeau acceptables ou pas (un casse à palette c’est OK mais pas un voile ou un turban… un graaaaand débat de société!)

Pourtant n’est-ce pas un exemple de la mesquinerie et de la méchanceté mise en loi et en règlements (une brique de règlements épaisse comme ça). Des cas comme celui dont vous avez parlé dans votre chronique et qui se répète ici et là, chaque jours. Des cas de gens rendus plus vulnérables et sur lesquels on s’essuie les pieds - impersonnellement - comme sur un vieux tapis n’est-il pas un indicateur de qui nous sommes?

Quand les détails d’un cas sont présentés comme vous l’avez fait, l’opinion générale est de sympathiser avec cette personne. Mais ces mêmes “sympathisants” auront, je suis prêt à le parier, une attitude différente sur on pose le problème “en général”, en faisant abstraction de tel ou tel individu et la majorité seront pour la répression, pour la dureté, pour la mesquinerie… Dura lex, sed lex et c’est la volonté du peuple alors…

La mesquinerie administrative dans CE cas n’est-elle pas conforme aux souhaits des gérants d’estrade de la répression? Vous me croyez pas? Relisez par exemple certains commentaires à propos des deux flos pi de leur maudite course de chars par exemple… Pas de pitié m’sieur le juge, pas de pitié!

Et les examens de français proposés par Madame la Marquise aux immigrants? Y en a-t-il un pour penser à ce que ça implique dans la vie quotidienne de John, Amhed ou Ivan? Que selon le règlement… je vous laisse imaginer.

Pi les commentaires sur les plus mal pris qui n’ont qu’à se prendre en main ou avoir un coup de pied au cul? Le coup de pied au cul est d’ailleurs la solution simplette la plus populaire. Ça et “mettre ses culottes”.

“Il n’y a qu’à…” : siiiiimple.

Voilà un exemple du côté pas très joli de la “social-démocratie” qui délègue à l’État et à la stupidité administrative des tâches qui demandent du coeur.

À ce propos relire
Pierre Foglia, Cyberpresse: à votre santé

Extraits:

« Ce matin, à Homier-Roy, la présidente du Conseil du Trésor, Mme Monique Jérôme-Forget, elle aussi parlait de santé avec sa miséricorde habituelle, comme elle aurait parlé d’une autoroute à prolonger.»

« Êtes-vous tannés de les entendre s’engueuler sur la santé? J’ai rencontré quelqu’un qui n’en peut plus. »

« Il y a de la malhonnêteté à faire croire à la population qu’il y a une façon
libérale ou péquiste ou adéquiste de traiter un cancer du sein.
Il n’y en a qu’une : avec diligence, efficacité et humanité. »

Rien ne remplace la bienveillance des proches. Quand il y en a.

Comme le ptits vieux dans les CHSLD, comme les ptits jeunes dans les rues (SDF comme on dit à Paris), comme les plus seuls de tous les seuls, ceux qui en finissent avec tout ça avec l’ “exil transcendental”: bang ! (plus nombreux que les décès sur les routes en passant).

Pour cette journée grise, à ceux qui sont tout seuls comme des chiens abandonnés sans rien d’autre que cet État, ses règlements et son administration impersonnelle, une (trop) brève pensée…

:-|

Pas de commentaire »

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article. URI de Trackback

Ajouter un commentaire

Publié sur WordPress.