Au niveau du pif et pas plus haut
Richard Therrien: Duel Dieudonné-Martineau: ça vole bas!
Louise Cousineau: Richard Martineau fait un fou de lui
Patrick Lagacé: À la défense de Martineau
M. Lagacé, défend son ami et collègue Richard Martineau et cela l’honore car l’amitié est une chose rare qui mérite d’être cultivée et préservée même lorsque des circonstances la rendent plus difficile.
Comme toute personne, Richard Martineau a des limites et personne ne peut être critiqué pour cela. C’est humain. Mais reconnaître ces limites doit parfois être fait et c’est le cas suite au comportement au-dessous de tout de M. Martineau avec l’antisémite Dieudonné.
M. Martineau qui passe pour un intellectuel a été incapable de formuler la moindre objection valable ni d’argumenter contre les propos habilement pervers de l’antisémite qui était devant lui. Que des sornettes qui feraient passer un secondaire 5 pour un attardé mental, rien de moins.
M. Martineau ne possède pas cet ensemble de connaissances qui ne servent à rien sauf à éviter de se faire passer n’importe quoi par des racistes au langage châtié et au vocabulaire élaboré comme celui qu’il avait en face de lui.
En d’autres mots: Richard Martineau a une “culture” superficielle faite d’à-peu-près et une éthique intellectuelle à un niveau aussi niais que le “Monsieur et Madame Tout le monde”, expression qui revient souvent chez ce populiste médiatique aussi “clip et toc” que Mario Dumont l’est en politique.
M. Martineau a autant de flair que son jumeau politique pour saisir ce qui, dans l’air du temps, sera assez “punché” pour faire réagir le bon peuple au bon moment.
Un exemple des capacités olfactives extraordinaires de Richard Martineau est que, bien avant les petits “mononcs” xénophobes d’Hérouxville, il a été un des premiers à faire de l’immigrant bashing dans ses chroniques du Voir. Qui ne me croit pas n’a qu’à consulter les archives de cette feuille. Du flair pour sentir de loin les nouvelles variétés de nos odeurs de sainteté nationale, le Richard en a autant que le Mario. Au niveau du pif et pas plus haut.
Dany Laferrière avait dit « Richard Martineau vit intellectuellement au-dessus de ses moyens, un jour, il va faire faillite. »
C’est fait depuis longtemps mais personne ne s’est aperçu que la dite faillite est la nôtre beaucoup plus que la sienne car, que Richard Martineau passe pour un intellectuel et soit de toutes les tribunes, indique le niveau très bas où nous végétons.
La remarque que faisait récemment le Professeur Réjean Breton de l’Université Laval à Jeff Fillion concernant les affaires publiques au Québec s’applique à Martineau, lui va comme un gant et est le résumé de sa carrière:
“ le niveau de précoccupation est terrifiant d’insignifiance “
Radio Réveil: Réjean Breton à RadioPirate
Humoriste de droite?


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Voir aussi le texte de Christian Rioux à propos de Dieudonné:
Christian Rioux: Le martyr Dieudonné
Extrait:
« Si l’humoriste Dieudonné doit demander un jour l’asile politique quelque part, ce sera probablement au Québec. Chaque fois que je remets les pieds à Montréal, je suis sidéré par la clémence, pour ne pas dire la naïveté béate, avec laquelle certains médias d’ici encensent ce personnage qui est devenu avec les années un des plus décriés de la scène politique française, toutes tendances confondues.
La dernière fois, je l’avais surpris à la télévision de Radio-Canada en compagnie de Pierre Falardeau qui prenait la défense du pauvre humoriste affreusement persécuté par ces (maudits) Français. Cette fois, son bref séjour en nos terres aura permis de lui fabriquer une aura de martyr. Un prix Nobel débarquerait à Montréal qu’il n’aurait pas droit à la moitié d’un tel traitement : une dizaine d’articles plus ou moins flatteurs dans la presse, des entrevues à la radio, sans compter une « grande » entrevue plus que complaisante (diffusée mercredi sur ARTV), évidemment produite par le Festival Juste pour rire.
La légèreté avec laquelle certains semblent considérer les déclarations du personnage n’a d’égale que leur ignorance. »
Commentaire par Claude LaFrenière — 2007/11/12 @ 7:57
L’analyse de la mésaventure du couple télévisuel montréalais Martineau-Durocher et des textes publiés par Mme Durocher, Lagacé et Martineau sont des micro-événements qui illustrent bien le mélange de candeur bêbête et de cynisme qui caractérise bon nombre de ces misérables boutiquiers propulsés par et dans les médias.
Rappelons tout d’abord à Martineau que si le nombre de gens instruits qui écrivent sur les blogues est incertain, le nombre réduit de lecteurs instruits du Journal de Montréal où il se vend est un fait CERTAIN.
Il faut se souvenir également que la faillite intellectuelle de Martineau avait été annoncée par l’espiègle Dany Laferrière. Mais Martineau, trop fasciné par sa propre image sous les projecteurs, a été incapable de saisir la profondeur et la subtilité de cette « prophétie ».
Certains médiatiques ont un talent pour concocter des scénarios d’autopromotion dans lesquels ils se prennent les pieds à l’occasion pour le plus grand plaisir des rieurs. Et de leur côté, les gens commencent à comprendre comment les choses se passent : les narcissiques-médiatiques (les « nartiques ») adorent faire parler d’eux et ils envient ceux qui font parler d’eux.
Les « nartiques » emploient une technique qui consiste à vouloir exploiter le côté sulfureux d’une personnalité (ex. Dieudonné ou le docteur Mailloux) ou le côté sanglant d’un événement pour faire mousser leur propre notoriété et faire monter (par la même occasion) les ventes du journal ou les cotes d’écoute de la chaîne ou le lectorat du journal pour lesquels ils travaillent tout en voulant préserver leur image d’innocence et de pureté.
Les gens instruits (blogueurs ou non … dommage pour Martineau) savent que les « nartiques » ne sont JAMAIS choisis par leurs patrons pour leurs compétences, mais d’abord et avant tout en raison de leur désir effréné d’ascension sociale, garantie suffisamment bonne aux yeux desdits patrons qu’ils vont se conformer à l’esprit du système SSS (Sang, Sexe et Scandale = $ et cote d’écoute).
Les « nartiques » sont convaincus qu’ils sauront manipuler en toutes circonstances les discours et les images à leur avantage. Mais pire : leur fiche de paye et la fréquentation de la jet set locale finissent par leur faire croire que leur « capacité » à se vendre et à vendre n’importe quoi n’importe quand est la preuve de leur supériorité intellectuelle.
Observons le spectacle : Martineau reçoit une pichenette d’un de ses confrères et se met à pousser des hurlements stridents. Le Sieur Martineau clame son courage politique à toute épreuve, mais sa réaction nous incite à penser que la moindre réprimande de n’importe quel régime ferait courir Martineau aux abris et qu’il se liquéfierait dans ses propres excuses.
L’attitude des Martineau et consorts est à mes yeux plus immorale politiquement que celle de Dieudonné, et plus insidieuse.
Dieudonné cherche le scandale mais il ne l’a jamais caché. Martineau ou, à l’occasion et à sa façon Guy A. Lepage, misent sur le scandale en jouant par la suite les sainte-nitouche. Ils invitent des personnalités contestées pour passer pour des gens courageux politiquement, faire croire qu’ils « bravent » le consensus, qu’ils sont attachés à la liberté d’expression, y compris à celle de leurs ennemis. Mais dans les faits, ils sont incapables d’assumer le fait de braver le consensus et une fois en présence de leurs ennemis, ils se retrouvent culottes baissées sur la position la plus consensuelle (celle de leur propre chaîne ou journal). Bref, ce n’est pas parce qu’ils invitent Dieudonné qu’ils veulent donner un autre son de cloche que le Journal de Montréal ou Radio-Canada. Ils veulent profiter du scandale en restant confortablement assis sur le consensus.
C’est plutôt risible et cela prouve qu’ils sont cyniques, certes, mais aussi très bêtes, ce qui n’est pas forcément contradictoire. .
Cette bêtise est financée par les patrons des journaux et des télés qui les emploient. Il faut tout de même se demander pourquoi ces patrons adorent utiliser ce genre de faux-contestataire.
Les Martineau prétendent parler au nom de la raison, de l’objectivité, de l’intelligence et de la liberté, tandis que les gens prennent avec des pincettes les élucubrations, parfois brillantes, parfois lourdes et parfois douteuses d’un Dieudonné, qui lui, n’a jamais prétendu être autre chose qu’un bouffon.
Et ce n’est pas le bouffon qui monopolise la parole mais les putains-girouettes intellectuellement sous développées du genre de Martineau. Ces gens-là parlent (sans qu’on puisse jamais les arrêter) de sujets qu’ils ne maîtrisent absolument pas; ils ne sont jamais sortis de chez eux et ils osent se faire passer pour des intellectuels. Ils allument des feux, et une fois les feux allumés (que d’autres doivent éteindre) ils prennent l’air innocent.
Ce que ces gens ne comprennent pas c’est que si les médias influencent la société, ils ne maîtrisent pas tout. Et ce sont les médias qui donnent à des minus habens comme Martineau un complexe de surpuissance.
Qui bloque l’accès aux médias à la diversité de la production intellectuelle et artistique? Ce n’est pas les Dieudonné, ce sont les Martineau.
Je précise qu’en France, la technique est parfois différente : on invite systématiquement les mêmes intellectuels qui à force d’être courtisés, se prennent aussi pour des prophètes. Ils finissent par se faire haïr par leurs confrères et par les gens qui en ont marre de les voir enfoncer 100 fois le même clou.
Commentaire par boule — 2007/11/27 @ 21:15
Bonjour Boule
Merci pour ce superbe commentaire.
Vous écrivez très bien et vous avez des idées. Peut-on vous lire quelque part ?
Bonne journée

Commentaire par Claude LaFrenière — 2007/11/28 @ 14:16
ça fait un petit bout de temps que je visite ton site, mais c’est la première fois que je laisse un commentaire. Juste pour te dire Bravo ! et continue ton beau travail!
Commentaire par Mike, un avocat de montreal — 2008/02/24 @ 21:22