Propos et Commentaires du Climenole

Un scholar sans flair

Le blogue de l’édito
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De séducteur à repoussoir
Wed Oct 07 2009 08:15:37 GMT-0400 (EST)

Bon matin M. Pratte

Un grand “Scholar” ne fait pas nécessairement un bon politicien et l’exemple de Pierre Elliot-Trudeau est sans doute l’exception qui confirme la règle (pour ce qui est de la prise et de l’exercice du pouvoir: comme prof. de droit constitutionnel à l’U.de M., ce dernier n’est-il pas justement le responsable du bordel constitutionnel depuis 1982? …)

M. Ignatieff est l’un de ces politiciens compétents dans un domaine (ou supposé tel) mais qui n’a pas les qualités de leader politique: un bon 2 ième violon mais pas un chef d’orchestre.

Rappelons-nous l’”over rated” Paul Martin et le résultat catastrophique de son passage à la tête du PLC… Constatons dans le même ordre d’idée qu’un très bon médecin passe à l’état de gros nono sans gutts et sans imagination en devenant ministre de la santé. (Pas besoin de donner son nom je pense…).

Il y a un livre que le scholar Michael Ignatieff aurait dû lire ou relire avant de se lancer en politique, le Principe de Peters, afin de comprendre la notion d’accès au niveau d’incompétence. (Même von Clausewitz aborde ce thème avant 1830 dans vom Kriege…).

M.Ignatieff manque de flair politique et voici trois exemple de cela:

1- Il n’a pas exposé clairement ses objectifs politiques et ses exigences AVANT de se lancer en politique, flatté qu’il était par les voix qui l’appelaient comme “sauveur”: la vanité et la faiblesse envers les flatteurs est un très mauvais défaut pour qui aspire à gouverner. (Voir mon ami Machiavel: Le Prince, Chap. XXIII Comment on doit fuir les flatteurs…)

2- Lorsqu’il s’est présenté à la course à la chefferie du PLC, il s’est fait battre par les hasards d’une arithmétique électorale par Stéphane Dion. À ce moment-là il aurait dû renoncer et se mettre “en réserve de la République”.

Au lieu de cela il est resté et a compromis son intégrité en appuyant Dion et le putsch des 3 Stooges…
Depuis lors il gaspille son temps et son talent dans des stratagèmes de couloirs.

3- Plus récemment lors de l’affaire Coderre il a perdu le politicien libéral le plus actif et le plus dynamique du Québec pour favoriser un candidat drabe comme Martin Cauchon et ce à la demande de grenouilleurs du PLC Qc qui menaient la cabale contre Coderre.

C’est à ce moment-là qu’il aurait dû affirmer son leadership, faire respecter la chaîne de commandement et appuyer Coderre afin s’en faire un allié redevable pour ce “service”.

En tassant Coderre, il aurait, dit-on, affirmé son leadership? C’est exactement le contraire: on le sait maintenant sensible aux cabales et sans loyauté pour ses lieutenants.

Décidément, il l’a pas l’affaire. Dehors.


Claude LaFrenière [climenole]: [{p ٧ ¬p}W{p ۸ ¬p}]
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Rédigé par Claude LaFrenière

2009/10/7 à 08:22